| Gestion des emails |
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Evolution de l’emploi des e-mails et de leur gestionL’e-mail s’impose chaque jour davantage comme moyen de communication prépondérant dans la gestion des affaires. De simple porteur d’informations anodines ou de simple « conteneur » utilisé pour transmettre une « advanced » copie numérisée d’un document, l’e-mail devient très souvent vecteur lui-même de contenus riches. Par ailleurs, sa progression au regard du critère de valeur probante associée à la généralisation des moyens de signature électronique et d’horodatage, conduit l’e-mail à remplacer dans la forme bien souvent lettres, mémorandums, rapports, ...
1 Les grands enjeux de la gestion des e-mailsAu cours des dernières années, la gestion des e-mails a considérablement évolué ; les défis posés aujourd’hui par leur gestion sont notamment :
1.1 L’explosion de la volumétrie et les risques liés au basculement du mode d’exploitationLa banalisation de l’e-mail comme outil d’échange de documents, la croissance du volume des pièces jointes conduisent à une croissance exponentielle du volume des boîtes aux lettres. Ce problème est traditionnellement traité par la préconisation de « règles de bonne conduite » ou de limitations du volume alloué par utilisateur. L’évolution rapide des capacités de stockage, la réduction du poids des fichiers e-mails et bureautiques, les techniques de déduplication, …, concourent à repousser les limites de volumétrie, tant en exploitation qu’en archivage. La révolution en cours dans l’accès aux informations et aux outils de traitement est assimilable au passage d’une ère artisanale à une ère « industrielle ». Elle porte notamment sur la virtualisation des infrastructures informatiques, amorcée avec celle des serveurs et qui se poursuit avec le « Cloud Computing » - on parle de SAAS (Software as a Service), de PAAS (Platform as a Service), d’IAAS (Infrastructure as a Service), … Les offres des grands fournisseurs de service (Google, Microsoft, IBM, Orange, …) portent en premier sur des logiciels d’utilisation courante (messagerie, agenda, messagerie instantanée, traitement de documents, réunion en ligne, …), avant d’inclure progressivement des logiciels plus spécialisés.
Ces évolutions représentent pour les entreprises un réel défi, en effet :
1.2 L’extraction de l’information contenue dans les e-mailsL’une des difficultés du traitement des e-mails est la valeur très variable de l’information qu’ils contiennent. Remédier à cela conduit, soit à trier les messages manuellement - opération peu pratique – soit à les stocker systématiquement et à y rechercher l’information : l’indexation automatique et les moteurs de recherche permettent effectivement de retrouver relativement facilement un e-mail. Cependant :
L’étude MARKESS International « Gestion de contenu – Nouveaux besoins dans un contexte de collaboration » (octobre 2010) mentionne que si en 2010 les contenus prioritaires à gérer sont encore issus de documents bureautiques et électroniques, ils seront d’ici 2012 issus en premier d’échanges par e-mails.
1.3 L’insertion des e-mails dans le système d’informationLes e-mails constituent le plus souvent aujourd’hui au sein des entreprises et entités administratives un « silo » séparé, à l’écart du traitement documentaire électronique. Extraire des données, déclencher un workflow, … à partir de l’information contenue dans un e-mail nécessite aujourd’hui le plus souvent de le recopier dans un autre système – manuellement en général. Les messageries proposent des possibilités de classement des e-mails dans des dossiers, mais cela reste au sein de la messagerie et souvent au niveau d’un poste individuel ; en cas de mutualisation, cela dépend alors de la bonne volonté et/ou du temps disponible des collaborateurs. Les dernières versions de certaines messageries permettent également de différencier par un code couleur les e-mails reçus en fonction de leur émetteur (par identification ou statistique), de leur contenu (analyse sémantique), et de les forwarder sur un smartphone, sans toutefois les classer dans le système d’information. Par ailleurs, si la transmission d’informations par e-mail accélère les échanges, elle ne favorise pas pour autant le travail collaboratif, au sens du partage de l’information, du partage de dossiers ou de l’accès aux documents. En effet, l’accès à une boîte mail est en général restreint à son propriétaire et toute information enfouie dans une boîte mail n’est donc accessible qu’à celui-ci.
1.4 Quel avenir pour les e-mails ?Question difficile et réponse discutable ! Pour les communications en temps réel – ou quasi réel – deux éléments sont à considérer :
Cependant ces types de communication ne permettent en général que des échanges limités (nombre de caractères, un seul correspondant, pas de pièces jointes pour certains moyens – mais d’autres façons de partager un document émergent). Dans une telle hypothèse, l’e-mail pourrait devenir progressivement le vecteur des échanges en temps « réfléchi » - donc être porteur de contenus riches, avoir une valeur probante, …, donc être la version numérique du courrier « papier » 2 Un axe de solution : l’intégration des e-mails au classement documentaireLes outils de gestion documentaire offrent aujourd’hui des fonctionnalités avancées que n’offrent pas en général les messageries. Le classement systématique – et non au cas par cas par action d’un utilisateur – des e-mails dans le classement documentaire permet de bénéficier de ces fonctionnalités. Qui dit classement documentaire dit :
Qui dit classement systématique dit action indépendante du (des) destinataire(s) pour les e-mails entrants ou de l’émetteur pour les e-mails sortants ou internes – donc a priori un processus automatisé avec des outils paramétrables. Le classement par dossier permet :
Le classement des e-mails dans une GED permet également de sécuriser les informations correspondantes :
L’exploitation d’un e-mail reçu et l’élaboration d’un e-mail à envoyer pourraient être gérées de façon similaire à celles d’un courrier papier numérisé :
Quant au volet légal, face à des obligations contractuelles ou des directives nationales, européennes ou encore étrangères, nombre de grands groupes ont déjà mis ou mettent en place une gestion des e-mails pour assurer notamment la traçabilité de leurs échanges. Des GED de haut niveau proposent déjà des connecteurs plus ou moins évolués mais, vu en particulier leurs coûts de mise en œuvre, ces solutions restent de fait réservées aux grands groupes. La réglementation devrait prochainement évoluer et l’obligation de traçabilité des e-mails et autres échanges numériques entre entreprises devrait à court terme faire l’objet de directives européennes renforcées. [1] Selon certaines études, les employés du tertiaire passeraient de 10 à 30% de leur temps en recherche d’information. Enfin, le fait de disposer d’un mode de conservation systématique et sécurisé devrait conduire à réduire la taille des boîtes aux lettres individuelles : savoir une information accessible ailleurs de manière sûre enlève toute raison de la conserver dans sa propre messagerie. Dans un tel contexte, une meilleure gestion des e-mails devrait rencontrer un intérêt grandissant et conduire à coupler le déploiement de la messagerie avec celui d’une application de « gestion documentaire - gestion de courrier » mais avec une localisation différente et aussi indépendante que possible de ces deux déploiements. Pour les entités ayant opté pour une messagerie externalisée comme GOOGLE APPS, MICROSOFT ONLINE, LOTUSLIVE, …, il pourrait être particulièrement judicieux de déployer une application de « gestion documentaire – gestion de courrier » indépendante hébergée dans un DATA CENTER différent. Enfin, c’est avec ce background de réflexion que la société EASYDEMAT a développé l’automate EasyE-mail et une application documentaire EASYCALAME DOCUMENTS. L’automate EasyE-mail, développé en JAVA [2] s’adapte à différents contextes de messagerie et de GED. Associé au module documentaire EASYCALAME DOCUMENTS ou à toute autre GED, il offre une solution performante, riche fonctionnellement, et à un coût très modeste, donc à la portée d’un large public. [2] Avec une version intégrée au sein d’une base DOMINO. |



